18 août 1634 : Urbain Grandier meurt sur le bûcher

En 1632, la petite ville de Loudun est en ébullition. Un prêtre, Urbain Grandier, aurait ensorcelé les religieuses du couvent des Ursulines. L’évènement fait grand bruit jusqu’à la cour du roi Louis XIII. Urbain Grandier est arrêté.

C’est ce que l’Histoire retiendra sous le nom d’ « Affaire des possédées de Loudun ».

Prônant un rapprochement avec les huguenots, charismatique et sans doute assez libertin, Urbain Grandier ne pouvait que déplaire au pouvoir religieux. Quant au cardinal de Richelieu, au faîte de sa gloire et embellissant la ville qui porte son nom, il ne pouvait tolérer que Loudun, à quelques kilomètres de Richelieu, puisse devenir un foyer protestant. Le scandale de ce prêtre habité par le démon était un bon prétexte pour affaiblir le pouvoir de la ville de Loudun.

Lors du procès d’Urbain Grandier, l’archevêque de Bordeaux, logé à l’abbaye de Saint-Jouin de Marnes, convoqua le prêtre incriminé. Ne souhaitant pas se prononcer sur sa culpabilité, il confia l’enquête aux autorités ecclésiastiques de Poitiers.  Le sieur de Morans, doyen des chanoines de Thouars, faisait partie des prélats chargés de statuer sur le sort de Grandier. Ayant des liens de parenté avec les ennemis du prêtre, il prit position contre celui-ci. La culpabilité de sorcellerie confirmée, Urbain Grandier fût brûlé vif à Loudun le 18 août 1634.