5 décembre 1870 : Les Trois Mousquetaires sont orphelins…

Le 5 décembre 1870, à l’âge de 68 ans, Alexandre Dumas s’éteint près de Dieppe. Auteur prolixe, il ne cessa d’écrire, de sa première pièce de théâtre en 1825, « La chasse et l’amour », à son « Dictionnaire de cuisine » qui paraitra après sa mort.
Parmi ses œuvres principales, citons « Le comte de Monte Cristo », « Kean », « La reine Margot » ou « La dame de Monsoreau ». Mais on ne peut pas citer Dumas sans parler aussi de cette grande fresque historique et romanesque, « Les Trois mousquetaires », publiée en feuilleton dans le journal « Le Siècle », de mars à juillet 1844 avant d’être disponible en librairie en version reliée l’année suivante.

Chacun connait l’histoire de d’Artagnan et de ses compagnons d’armes. Mais rappelons-nous aussi que parmi les personnages évoqués par Alexandre Dumas, apparait, dans plusieurs chapitres, le duc de la Trémoïlle, le fameux Henri III de la Trémoïlle qui, avec son épouse, Marie de la Tour, fit construire le château de Thouars. Sa présence dans un roman populaire du milieu du XIXème siècle prouve combien le nom et le personnage étaient importants. Sous la plume d’Alexandre Dumas, c’est dans l’hôtel particulier du duc, à Paris, que se réfugie Bernajoux, le garde du Cardinal blessé par d’Artagnan. A la fin du chapitre VI, Dumas imagine même un dialogue entre le roi Louis XIII et le duc de la Trémoïlle. A travers cet échange se lit l’estime que le souverain portait à Henri de la Trémoïlle, qui était alors l’un des plus grands seigneurs du royaume. Cette reconnaissance est avérée par de nombreux témoignages d’époque dont ceux de Gatien de Courtilz de Sandras qui publia en 1700 les « Mémoires de d’Artagnan », dont Alexandre Dumas s’inspira pour écrire son roman.

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