15 janvier 1809 : décès d’Abel Goirand, prêtre franc-maçon

Né en 1740 à Angers, Abel Goirand apparait dans l’histoire de Thouars en 1786 comme prieur de Saint Laon. Cette année-là, son nom figure dans un document relatif à la création d’une loge maçonnique à Thouars, « L’étroite Union ». Abel Goirand y participe en tant que maître des cérémonies.

Il devient vénérable de cette loge en 1788.

Durant les heures les plus sombres de la Révolution, son statut de religieux le désigne comme ennemi de la Nation. Avec les autres moines du couvent des génovéfains dont dépend l’abbatiale Saint Laon, il est arrêté en 1795 et exilé en Espagne. De retour à Thouars lors du Directoire, il est nommé curé de Saint Médard sous le Concordat et reprend ses travaux à la loge «L’étroite Union ».

A sa mort, le 15 janvier 1809, paroissiens et notables de la ville lui rendent hommage. Lors de ses obsèques, le maire de Thouars, Louis Richou, évoque Abel Goirand « ce pasteur qui ne prononça jamais que des paroles de sagesse et de paix ».

visuel : Saint Laon dans la collection Gaignières ©BNF

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