26 février 1916 : six Thouarsais meurent dans le naufrage du paquebot « Provence II »

Il était l’un des plus beaux paquebots du monde. A sa mise en service en 1906, le « Provence », propriété de la Compagnie Générale Transatlantique, est le plus grand et le plus rapide des paquebots français. Ses dimensions étant adaptées aux équipements du port du Havre, il ne peut pas rivaliser par sa taille avec les bateaux anglais de la Cunard, tel le «Titanic ». Toutefois, équipé de la télégraphie sans fil, c’est un paquebot moderne dont le luxe, dans les cabines comme dans les parties communes, exprime le raffinement à la française. Il est prisé par la clientèle internationale effectuant le trajet Le Havre-New York.

Le 2 août 1914, à la déclaration de la guerre, la Marine Nationale réquisitionne le « Provence » et le nomme « Provence II » en raison de l’homonymie avec le cuirassé « Provence » déjà en service. Rapidement, le luxueux paquebot est transformé en croiseur auxiliaire et en janvier 1915 il est utilisé pour le transport des troupes vers les Dardanelles.

Le 23 février 1916 au soir, le « Provence II » part de Toulon pour Salonique avec 1 700 soldats dont un important détachement du 3e régiment colonial. 400 hommes d’équipage et près de 200 chevaux et mulets de l’armée sont aussi à bord. Mais l’armée allemande a investi la Méditerranée.

Le 26 février 1916, vers 15h, le « Provence II » est torpillée près du Cap Matapan, au large de la Grèce, par le sous-marin « U35 ». Touché à tribord, le bateau français sombre rapidement, dans une panique générale. Seuls 870 hommes survivront à ce drame.

Parmi les victimes, on compte six jeunes gens originaires du Thouarsais, Alphonse Martin, natif de Cersay et domicilié à Genneton, Maximin Fouillet d’Argenton l’Eglise, Louis Gorias de Coulonges-Thouarsais, Jules Rousselet de Luzay, Marcel Blatteau de Rigné et Auguste Texier de Saint Varent. Leurs noms figurent sur les monuments aux morts de leurs communes respectives.

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