9 avril 1553 : mort de François Rabelais

Né à Seuilly, près de Chinon, François Rabelais s’éteint à Paris le 9 avril 1553. Neuf ans après sa mort, en 1562, parait son ouvrage posthume, « Le Cinquième livre » dans lequel on voit le personnage de Pantagruel et ses compagnons poursuivre et aboutir à la recherche de la « Dive bouteille ».  Comme dans nombre de ses écrits, à travers les pérégrinations de Pantagruel, Rabelais n’hésite pas à faire allusion à sa Touraine natale ou aux différents lieux où ses pas le mènent.

Dans ce « Cinquième Livre », toujours à la recherche des plaisirs humains, Pantagruel et ses compères parviennent à l’île Sonnante. Au chapitre 29, il évoque Thouars où, précise-t-il, les registres paroissiaux révèlent un plus grand nombre de naissances en octobre et novembre, soit neuf mois après la Carême. A travers le personnage de Pantegruel, Rabelais écrit :

 « Vous seriez bien ébahi, dit Pantagruel, si, en fait, le bon Pape, créateur du saint carême, voyant que cette saison est celle où la chaleur naturelle sort du corps, dans lequel elle s’était contenue durant les froidures de l’hiver, et se disperse à la circonférence des membres, comme le fait la sève dans les arbres, avait ordonné ces nourritures que vous avez indiquées pour aider à la multiplication de l’espèce humaine.  Ce qui me l’a fait penser, c’est qu’au baptistère de Thouars, plus grand est le nombre des enfants nés en octobre et novembre que pendant les dix autres mois de l’année. Ceux-là, selon la supputation rétrograde, auraient donc été faits, conçus et engendrés en carême ».

Dans le récit, Pantagruel affirme ainsi que le jeûne du carême devrait être fait pour manger des nourritures aphrodisiaques afin d’inciter à la multiplication de l’espèce humaine.

Fidèle à son écriture parodique et satirique, Rabelais laisse ainsi entendre une certaine légèreté dans les mœurs des thouarsais, ce qui n’est pas pour déplaire à Pantagruel…

Moine au couvent des Cordeliers d’Angers puis à celui de Saint Martin à Fontenay-le-Comte, François Rabelais passait régulièrement à Thouars pour échanger des vivres avec les moines locaux.

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