31 mai 1833 : mort de l’abbé Jagault

Né à Thouars, le 5 octobre 1765 et baptisé en l’église Saint-Médard, fils de Nicolas Jagault, procureur et greffier de la subdélégation de Thouars, Pierre Jagault fut élevé chez les bénédictins de Saint Maur, et nommé, à 23 ans, à la chaire de philosophie et de théologie de Saint Nicolas d’Angers où il acquiert une belle notoriété.

S’opposant rapidement aux idées révolutionnaires, il rejoint l’Armée Catholique et Royale où il devient l’un des principaux conseillers des grands chefs vendéens et est nommé secrétaire général. Parallèlement, il continue à arpenter les campagnes pour aller prêcher dans les paroisses et exhorter les populations à rejoindre l’insurrection. Présent lors des batailles, son nom apparaît dans de nombreux récits et témoignages, notamment ceux de la marquise de La Rochejacquelin. Jagault y apparait comme un homme de cœur, cherchant à protéger les plus faibles au milieu des combats.

Après la défaite de l’armée vendéenne, Pierre Jagault se réfugie en Italie puis en Espagne. Rentré en France lors de la Restauration, il présente un rapport complet sur les Guerres de Vendée au Roi Louis XVIII, au palais des Tuileries, en octobre 1815. Le souverain lui octroie
Retiré en Poitou, il maintient des correspondances avec les grands noms de la noblesse française et travaille à établir la liste des quelques 2000 victimes des fusillades d’Avrillé près d’Angers de 1794.

L’abbé Pierre Jagault meurt à Thouars le 31 mai 1833 à l’âge de 67 ans.

Source visuel : ©lamaraichinenormande

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