13 août 587 : mort de Radegonde

Radegonde voit le jour vers 520. Elle est la petite-fille de Basin de Thuringe. A la mort de celui-ci, ses fils s’affrontent pour obtenir le trône. Berthaire, le père de Radegonde, est assassiné par son frère Hermanfred. Pour obtenir l’alliance de Clovis, roi des francs, Hermanfred n’hésite pas à offrir sa propre nièce au fils de Clovis, Clotaire, roi de Soissons, qui prendra à son tour la tête du royaume des francs à la mort de son père.

Si elle est éduquée et instruite à la cour de Clotaire, Radegonde n’en est pas moins sa prisonnière. Très tôt, elle se réfugie dans la religion chrétienne. Quand Clotaire décide de faire de Radegonde sa quatrième épouse, celle-ci ne peut s’y opposer même si elle montre publiquement son opposition à cette union et revendique sa foi. La cérémonie de mariage est célébrée à Soissons en 539 par l’évêque Médard.

Mais Radegonde s’enfuit et se réfugie auprès de Médard. Elle entre en religion et celui-ci la consacre diaconesse. Radegonde part en pèlerinage à Tours, sur le tombeau de Saint Martin, puis rejoint Chinon et Saix, entre Fontevraud et Curçay sur Dive, où elle crée un oratoire et un hospice. Elle s’établit enfin à Poitiers où elle fonde le monastère Sainte-Croix. C’est là qu’elle s’éteint le 13 août 587. Déclarée sainte peu de temps après sa mort, elle a laissé quelques souvenirs en Thouarsais même si l’on ne peut attester de son réel passage. Toutefois, la légende est trop belle pour ne pas être racontée…

Alors qu’elle est à Saix, Clotaire veut ramener son épouse à la cour et envoie ses armées à sa poursuite. Radegonde fuit, suit la Dive puis le Thouet. Cachée, abritée par son seul royal manteau d’hermines parsemé d’étoiles, elle passe la nuit dans un champ, sur la commune qui porte aujourd’hui son nom. Elle invoque l’aide de Dieu. Le lendemain, ses poursuivants ayant perdu sa trace, Radegonde repart libre vers Poitiers, abandonnant son manteau sur le champ. Depuis, de jolies petites étoiles en pierre remontent de la terre, souvenirs du passage de Radegonde et du miracle de Dieu.

Plus prosaïquement, les géologues auront reconnu dans ces fossiles, le pédoncule des crinoïdes, appelés aussi lys de mer, témoignage de l’époque où l’océan recouvrait notre région.
Mais la légende de Sainte Radegonde est bien vivace et le mystérieux « champ des étoiles » reste un lieu de promenade prisé des Thouarsais…

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